vendredi 16 mars 2012

Les victimes des pesticides au Salon de l'Agriculture

Le printemps arrive... et la Semaine pour les alternatives aux pesticides aussi ! Les évènements s'organisent partout en France et dans près d'une vingtaine de pays. Continuez à vous inscrire sur le site www.semaine-sans-pesticides.com !

Nous vous encourageons dès maintenant à vous organiser pour prendre des photos et si possible des petites vidéos de vos évènements et à nous les envoyer sitôt votre évènement terminé.

Nous profitons de ce message pour partager avec vous une nouvelle que vous avez peut être déjà eue par ailleurs :

Pour la première fois, des professionnels victimes des pesticides sont présents au salon de l'agriculture pour y dénoncer un scandale sanitaire (27 février).







Voici le communiqué de presse de l'association Phyto-victimes.

Mettre un terme à l’omerta. Affirmer qu’on ne s’empoisonne pas aujourd’hui avec les pesticides, c’est nier une réalité tragique et douloureuse dont les membres de notre association de professionnels , victimes d’empoisonnements chroniques ou aigus par des pesticides, sont la preuve. C’est pourquoi, ce lundi 27 février, et tout au long du Salon International de l’Agriculture, nous – agriculteurs, veuves d’agriculteurs, salariés agricoles, salariés de l’agroalimentaires, dockers – prouverons que malheureusement on « s’empoisonne encore avec les pesticides » et ferons entendre notre voix à cette occasion.

Une action forte pour se faire entendre. Pour la toute première fois en France, des professionnels utilisateurs de pesticides directement victimes de ces produits, se regroupent et agissent dans le cadre de l’association Phyto-Victimes en manifestant au salon de l’agriculture. Cette action sur le stand du lobby de l’agrochimie est symbolique et permettra, nous l’espérons, d’aborder le débat de façon plus juste en désignant les vrais responsables.

Etat des lieux. Cela fait des années que nous subissons la désinformation des industriels par des campagnes publicitaires rassurantes et parfois jugées par les tribunaux comme « mensongères ». Les industriels et les pouvoirs publics nous vantent ainsi régulièrement la qualité des évaluations faites de ces produits. Or, de plus en plus de critiques se font entendre sur la qualité des dossiers d’homologation présentés par les firmes et le manque d’indépendance des évaluateurs. S’y ajoutent les études scientifiques de plus en plus nombreuses sur les risques sanitaires que font courir les pesticides aux personnes exposées et le constat que nous faisons tous au quotidien autour nous : qui d’entre nous n’a pas dans son entourage un collègue atteint d’une pathologie lourde – cancer ou Parkinson – à un âge où nous sommes sensés être en pleine possession de nos moyens ?

Nos objectifs. Nous souhaitons bien sûr nous adresser aux professionnels exposés aux pesticides pour les informer de la situation, agriculteurs en premier lieu mais également l’ensemble de la filière agro-alimentaire et leur délivrer ce message : « nous, utilisateurs de pesticides, sommes les premiers exposés aux pesticides. Rassemblons-nous et ensemble refusons d’être empoisonnés et désignons les vrais responsables de cette situation ». Nous voulons aussi interpeller les décideurs et certaines organisations clefs du monde agricole sur la situation. Nous demandons à ce que soit interdite la mise sur le marché de produits menaçant notre santé, celle de nos proches et plus globalement celle de la population. Cela va de pair avec la mise en place d’un système d’évaluation, d’homologation et d’autorisation indépendant, transparent. Enfin nous voulons obtenir un soutien pour les professionnels confrontés à la maladie et des décisions fermes et fortes pour mettre fin à cette situation.

« Aujourd’hui, nous sommes venus à visage découvert montrer au monde de l’agriculture que les pesticides ont fait et font encore aujourd’hui des ravages dans la population agricole française. » déclare Paul François, Président de Phyto-Victimes. C’est pour les générations futures et aussi pour les malades disparus que nous sommes là aujourd’hui. Cette situation, conséquence de la volonté de produire toujours plus quel qu’en soit le prix, n’est plus acceptable aujourd’hui. Il faut que la vérité soit dite et que nous soyons enfin reconnus comme des victimes et qu’on nous aide à ne plus dépendre demain de ces produits dangereux pour produire. », conclut-il.

Pour en savoir plus : www.phyto-victimes.fr

D'autres organisations ont communiqué sur cet évènement : Generations Futures, WWF France, Confédération Paysanne, la FNAB

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